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ա :


Doing Research in the Real World, David E. Gray, 2004

How to Research,Loraine Blaxter, Christina Hughes and Malcolm Tight, 3rd ed., 2006

Understanding Social Theory, Derek R Layder, 2nd ed., 2006

Essentials Of Social Research, Linda Kalof, Amy Dan and Thomas Dietz, Oct.2008

Sociology and Complexity Science A New Field of Inquiry, Brian Castellani & Frederic William Hafferty, 2009

Globalization in World History, Peter N. Stearns, 2010




















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    http://social.subject-line.com


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Anthony Giddens


Jacques Rojot
Professeur Universit Paris I Panthon-Sor
bonne
rojot@univ-paris1.fr


La thorie de la structuration constitue un ensemble
important mais complexe. Ce qui entrane deux
prcautions liminaires. Dune part, outre un contenu
conceptuel dense, Giddens exprime souvent sa
pense en exposant son dsaccord avec des positions
thoriques existantes, ou bien ce que son apport nest
pas, mais beaucoup plus rarement explicitement ce
quil est. Donc, ce qui sera prsent ici sera
linterprtation qui en est faite et qui nengage que le
prsent signataire et non lauteur de la thorie dcrite.
Dautre part, la thorie prsente notre sens lnorme
avantage additionnel de relier en un tout cohrent un
certain nombre dlments thoriques pars, clai-
rants par eux-mmes, mais qui le sont encore plus
quand ils sont rassembls et articuls. Ces lments
sont utiles et utilisables en Gestion, o ils peuvent
faire progresser les connaissances, condition de


respecter certaines prcautions. Lobjectif de ce court
expos est de mettre laccent sur les points essentiels
de la thorie en soulignant l o elle rejoint dautres
apports pralables.
Son point de dpart est une conception particulire de
lacteur social qui sinscrit en synthse des vues
traditionnelles et opposes (sociologies de laction et
fonctionnalisme ou structuralisme) qui prnent soit la
domination de lacteur individuel, soit celle des
structures sociales. Ici, aucune ne lemporte sur
lautre : elle analyse l'ensemble des pratiques sociales
accomplies et ordonnes dans l'espace et dans le
temps, et non, de faon isole, soit l'exprience de
l'acteur individuel, soit l'existence de totalits
socitales. Les notions daction et de structure se
supposent lune lautre dans une relation dialectique.
Les relations des acteurs en co-prsence et les
structures sociales sont indissociables.
La thorie repose sur une srie dlments pralables
et labore quelques concepts centraux.


Le premier des pralables implique que la socit est
auto-organise, au sens propos par Dupuy (1992).
Dans sa terminologie, elle merge de faon auto-


70

nome, en comportements propres, mais non contrls
et non contrlables par les acteurs car trop
complexes. Il en rsulte, suivant Giddens (1984), que
les activits sociales des acteurs sont rcursives et
recres sans cesse par eux en faisant usage des
moyens qui leur permettent de s'exprimer en tant
qu'acteurs quelles ont elles-mmes crs. Les agents
produisent et reproduisent les conditions mmes qui
rendent leurs activits possibles. La rcursivit
implique qu'il nexiste pas de relations univoques
cause-effet mais bien des relations circulaires, des
anneaux de causalit, dans la terminologie de Weick
(1979).
En outre, les comportements des acteurs ne sont pas
dtermins, ils ont des raisons de faire ce qu'ils font
et sont capables d'exprimer ces raisons de faon
discursive, y compris en mentant, ou bien vi-
demment en se trompant. Ils auraient toujours pu agir
autrement.
De plus, l'action est contextuelle et s'accomplit. Elle
ne peut se concevoir que place dans le temps et dans
l'espace en tant que dure, comme un flot continu de
conduites et dans le cadre de contextes dans lesquels
elle s'insre continuellement et qui la mettent en


71

forme. Le monde est constitu par un courant
d'vnements en cours, indpendants de l'agent et ne
contient pas un futur prdtermin. L'action n'est
donc pas une combinaison dactes, mais un flot
continu d'expriences vcues. Sa catgorisation en
morceaux discrets (actes) est en fait un processus
d'attention rflexif de l'acteur ou du regard d'un autre
acteur ou observateur. Donc, l'action est situe et ne
se conoit ni ne se discute indpendamment du corps,
de ses rapports de mdiation avec le monde
environnant et avec la cohrence d'un soi agissant.
Elle est le fait dindividus agissant physiquement, de
par leur corps, dans le processus qui se droule
autour d'eux, un sens proche de Mead (1934). Elle
est toujours situe dans l'espace temps qui inclut le
cadre de l'interaction, les acteurs co-prsents et leurs
communications entre eux.
Par ailleurs, l'intention prsuppose l'action, et non
l'inverse (on n'a pas une intention tout court). L'action
en ce sens est relie au concept de praxis et il s'agit
de pratiques dans une srie continue d'activits de
fait. Ici, Giddens (1984) reflte l'influence de Marx :
faire et ce faisant se faire. Laction enfin est conue




72

comme encadre et stratifie. Ce qui mrite sans
doute un dtour plus explicite (schma 1).


Schma 1 : la stratification de laction

Conditions non Consquences
reconnues de non
laction intentionnelles





Le cadre est double. En effet, la dure de la vie de
tous les jours se traduit par un flot d'actions inten-
tionnelles qui, notamment parce quelles prennent
place dans des conditions non reconnues, ont
cependant des consquences non intentionnelles qui
peuvent senchaner un premier niveau (allumer la
lumire fait fuir un voleur) mais aussi, un second
niveau, rtroagir de manire systmatique et devenant
des conditions non reconnues d'actions ultrieures
tels des effets pervers suivant Crozier (1977) ou des
effets dagrgation suivant Boudon (1979).
Par ailleurs, trois strates sont distingues. Lacteur
contrle rflexivement son action. La rflexivit est,
d'abord, la conscience de soi, l'exercice de la capacit


73

de situer l'action par rapport soi. Mais elle est aussi
et en mme temps la capacit de surveiller, de
contrler, le flot continu de la vie sociale qui se
droule, ses contextes, et de s'y situer. Le contrle
rflexif est un trait caractristique de toute action ; il
porte la fois sur la conduite propre de celui ou celle
qui exerce ce contrle et sur celle d'autres acteurs.
Sur ce point lapport de Goffman (1969) est
pertinent, tel le cadre de l'action (expos notamment
dans frame analysis) et la distinction front-back de la
prsentation de soi dans la vie quotidienne. La
rationalisation joue sans doute ensuite deux
niveaux.
Elle doit d'abord se comprendre dans le cadre du
contrle rflexif continu de l'action o elle signifie la
capacit ressentie et implicitement prsente des
agents humains d'tre en situation dexpliquer
soi et aux autres pourquoi ils agissent comme ils le
font, que cette capacit soit dailleurs exerce (ou
exerable) ou non.
À un second niveau, si la question se trouve pose,
lacteur peut avoir donner un compte rendu verbal
de ce qui peut seulement implicitement diriger et
avoir dirig son comportement. Ici, il n'y a qu'une


74

troite diffrence entre rationalisation ainsi
dfinie et le sens courant du mot de donner des
fausses raisons aprs le fait.


Donc, d'une part, les acteurs, de faon routinire, sans
le mettre en vidence et sans complications,
s'assurent d'une comprhension thorique continue
des fondements de leurs activits, et d'autre part, sont
capables dune formulation discursive des raisons de
ces conduites, qui opre un autre niveau. Cette
seconde capacit est trs proche du concept
d' accountabilit de Garfinkel (1967).
La motivation de lacteur a un sens diffrent du sens
courant auquel il est entendu. La conduite des acteurs
peut aussi leur tre opaque eux-mmes, tout autant
qu'aux autres, sous l'aspect de la motivation, bien
quvidemment objet du contrle rflexif et rationa-
lisable. Les explications du comportement des autres
que les acteurs recherchent et acceptent ne sont pas
limites la rationalisation de la conduite (o l'acteur
est prsum comprendre ce qu'il fait et pourquoi).
Alors que les raisons (rationalisation) se rfrent aux
fondements de l'action elle-mme, les motifs se
rfrent aux besoins qui l'inspirent. La motivation


75

renvoie au potentiel d'action plutt qu'au mode
d'accomplissement de l'action par l'agent. Les motifs
n'agissent directement sur l'action que dans des
circonstances inhabituelles qui, en quelque sorte,
brisent la routine. Pour l'essentiel, ils fournissent des
plans gnraux, des programmes, des projets. En
consquence, nombre des conduites de tous les jours
ne sont pas directement motives. Ici, comme
dailleurs lavait soulign Crozier (1977), le lien
entre objectifs ou buts, assez diffus, et le sens dune
action peut tre trs tnu.
En fait, les traits centraux d'activits sociales dans
une collectivit ne sont pas les plus fortement
motivs, au contraire. La plupart des lments les
plus profondment sdiments de la conduite sociale
sont tablis cognitivement, et pas forcment
consciemment, plus que fonds sur des motifs
dclenchant l'action. La routine occupe de ce fait une
place trs importante dans la reproduction des
pratiques.
Une action de routine est une action fortement
sature par le tenu pour acquis . Elle est fonda-
mentale la scurit ontologique de l'acteur. En ce
sens lon retrouve ici indiscutablement des positions


76

proches dapports du no-institutionalisme, dont il
faut rappeler ici quil a t soutenu par certains,
certes minoritaires, mais parmi lesquels nous nous
situons nous-mme, que ces principes, en thorie du
moins, ne sopposent nullement une perspective
situe dans le cadre des thories de l'action et
notamment compatible avec lindividualisme mtho-
dologique. En fait donc, l'essentiel du courant
d'actions de la conduite quotidienne est pralable la
rflexion. Est considr comme intentionnel tout acte
que l'agent sait, ou croit, manifester ou tre attendu
manifester une qualit ou un rsultat particulier. Il
n'est pas ncessaire que les agents soient capables de
formuler la connaissance qu'ils appliquent en
propositions abstraites, mme leur propre usage, ou
que cette connaissance soit valide. Intention et action
sont aussi souvent disjoints : des intentions se voient
ralises parfois d'elles-mmes, sans aucune action de
la part de l'agent et indpendamment de lui, et les
consquences non intentionnelles de l'action
surgissent. Les intentions ne doivent se comprendre
que comme constitues dans le contrle continu
rflexif de l'action situe. Il est rare, bien que
cependant pas impossible, qu'une personne ait un but


77

prcis clair l'esprit, vers lequel elle organise son
nergie sans quivoque dans la direction qu'elle
indique. Le contenu intentionnel de l'action de tous
les jours consiste plutt en fait dans le contrle
continu et russi par l'acteur de sa propre activit
dans le flot du monde qui se droule autour de lui. Il
indique une matrise dsinvolte (casual) du cours des
vnements quotidiens que les acteurs tiennent
normalement pour acquise dans leurs relations
rciproques, dans le cadre du contrle rflexif de
l'action.
L'activit de vie de chacun ne consiste pas en sries
dcoupes de buts et projets distincts mais en un
courant continu d'activits intentionnelles en inter-
action avec d'autres et dans le monde naturel. Un
acte intentionnel , comme dailleurs plus gnra
lement l'identification d'actes, est seulement saisi
rflexivement par l'acteur, ou isol conceptuellement
par un autre agent.
Il en est de mme pour les raisons. Il est plus
appropri de parler de la rationalisation de l'action sur
le fond de la surveillance rflexive de leur action par
les agents. Demander la raison d'un acte cest couper
conceptuellement dans le flot de l'action, qui ne


78

comporte pas plus de srie de raisons discrtes
spares que d'intentions telles.
Trois sources alimentent ce processus encadr et
stratifi. Le contrle rflexif puise dans la conscience
pratique qui est la connaissance tacite applique avec
comptence dans lagissement (enactment) de
conduites, en situation de co-prsence, mais que
lacteur nest pas capable dexprimer de faon
discursive. Elle est tout ce que les acteurs savent,
croient ou croient savoir au sujet des conditions
sociales, y inclus en particulier les conditions de leur
propre action et de celle des autres, et qu'ils utilisent
dans la production-reproduction de leur action dune
faon proche de l'indexicalit de l'action de
Garfinkel (1967). La plus grande partie de ce que
Schutz (1962) appelle les stocks de connaissances
et que Giddens (1984) prfre appeler le savoir
mutuel ou connaissance mutuelle, mis en jeu dans les
rencontres, n'est pas directement accessible la
conscience discursive des acteurs. Il est de nature
pratique et inhrent la capacit de continuer
accomplir les routines de la vie sociale.
La conscience discursive au contraire est ce qu'il est
possible d'exprimer et de formaliser. Cependant, la


79

frontire entre la conscience discursive et la
conscience pratique est fluctuante et permable.
L'inconscient enfin inclut les formes de cognition ou
d'impulsion qui sont totalement refoules, ou qui
n'apparaissent dans la conscience qu'une fois
dformes. Ces trois concepts, conscience discursive,
conscience pratique et motifs inconscients/cognition,
remplacent donc la traditionnelle triade de la
psychanalyse: le moi, le surmoi et le a.
La production ou la constitution de la socit est
donc un accomplissement comptent de ses membres,
mais qui prend place dans des conditions qui ne sont
ni totalement intentionnelles, ni totalement comprises
de leur part. Les hommes font leur histoire, mais ne
savent pas qu'ils la font et ne peuvent la diriger. L
aussi l'influence de Marx est prgnante.
Toute reproduction est ncessairement production, et
le germe du changement est prsent dans chaque acte
qui contribue la reproduction ordonne de vie
sociale. Elle peut tre traite comme un ensemble de
pratiques reproduites qui peuvent tre tudies
comme une srie d'actes russis par les acteurs,
constituant des formes dinteraction, impliquant la
communication de sens, constituant des structures qui


80

appartiennent des collectivits ou communauts
sociales.


Construits sur ces bases, les concepts centraux de la
thorie de la structuration sont la structure (parfois
appele le structurel ), la dualit de la structure et
le systme. Une distinction fondamentale dcoule du
caractre double structurant et structur des relations
sociales qui spare les concepts de structure et de
systme. Les relations sociales ont deux dimensions,
syntagmatique et paradigmatique. La premire fait
rfrence au dveloppement, dans l'espace-temps, de
modles rgulariss de relations sociales qui
engagent la reproduction de pratiques spatio-
temporellement situes. La seconde concerne un
ordre abstrait de modes de structuration envisags de
faon rcursive dans la reproduction des pratiques.
La structure pour Giddens (1984) rfre, au sens de
cette seconde dimension, aux proprits structurantes
qui favorisent la capture (binding) de lespace temps
dans des systmes sociaux, ces proprits qui
permettent que des pratiques sociales similaires
persistent dans des tendues variables de temps et
d'espace et qui donnent ces pratiques un caractre


81

systmique . La structure ainsi comprise est un
ordre virtuel. Elle est un ensemble de rgles et de
ressources organises de faon rcursive, et est hors
du temps et de l'espace, l'exception de son
actualisation et de sa coordination sous la forme de
traces en mmoire des agents.
Ceci signifie, d'une part, que les systmes sociaux, en
tant qu'ensembles de pratiques sociales reproduites,
n'ont pas de structure mais quils prsentent plutt
des proprits structurelles (des traits institutionnels
qui s'tendent dans l'espace et le temps). D'autre part,
la structure nexiste, en tant que prsence spacio-
temporelle que lors de son actualisation et quen tant
que traces mmorielles grce auxquelles les agents
dmontrent leur comptence et orientent leurs
conduites, c'est--dire leur connaissance de comment
les choses sont dites, faites et crites. Cette
connaissance est mobilise rcursivement en
pratiques sociales organises. Les acteurs ont la
capacit que ces pratiques prsupposent.


Les systmes sociaux sont des relations entre acteurs
ou collectivits, reproduites et organises en tant que
pratiques sociales rgulires. La structure y est


82

rcursivement implique et ils comprennent les
activits situes dagents humains, reproduites
travers le temps et l'espace. Ils impliquent des
relations rgularises dinterdpendance entre
individus et groupes, qui, typiquement peuvent tre le
mieux analyses comme des pratiques sociales
rcurrentes.
La structure elle-mme, ordre virtuel sans existence
matrielle, est faite de rgles et ressources. Celles-ci
sont engages dans l'articulation des systmes
sociaux, elles sont impliques de faon rcursive
dans la production et la reproduction de ces systmes.
Le terme de rgles ne doit pas crer de mprise. Ces
rgles mobilisent des ressources et la structure ne doit
pas tre identifie la contrainte. Elle est facilitante
enabling autant que contraignante. Une des pro-
positions principales de la thorie de la structuration
est que les rgles et ressources utilises par les agents
dans la production et la reproduction de leurs actions
sont en mme temps les moyens de la reproduction
du systme social concern : c'est l'ide mme de la
dualit de la structure. La structure est la fois le
moyen et le rsultat de la conduite qu'elle organise
rcursivement. Les proprits structurelles des


83

systmes sociaux n'existent pas hors de l'action, mais
sont impliques chroniquement dans sa production et
sa reproduction.
La thorie, formule ainsi, rejette toute dichotomie du
diachronique et du synchronique ou de statique et
dynamique. Les mmes caractristiques structurelles
participent dans le sujet (l'acteur) et l'objet (la
socit). La structure forme la personnalit et la
socit en mme temps, mais non exhaustivement en
raison des consquences involontaires et des
conditions non reconnues de l'action. Chaque
processus d'action produit quelque chose de neuf, et
en mme temps toute action existe en continuit avec
le pass qui fournit les moyens de son initiation.
En accord avec la dualit de la structure, les rgles et
les ressources (qui la constituent) sont utilises par
les acteurs dans la production des interactions mais
sont aussi reconstitues par cette action. L'tude de la
structuration des systmes sociaux est celle des
modes par lesquels ces systmes, qui s'ancrent dans
les activits d'acteurs dous de savoirs et de savoir-
faire, situs dans le temps et dans l'espace et faisant
usage des rgles et des ressources dans une diversit
de contextes d'action, sont produits et reproduits dans


84

l'interaction des acteurs, et par elle. La constitution
des agents et celle des structures ne sont pas deux
phnomnes indpendants, les proprits structurelles
des systmes sociaux sont la fois le moyen et le
rsultat des pratiques qu'elles organisent de faon
rcursive. La structure n'est pas extrieure aux
agents : en tant que traces mmoire et en tant
qu'actualise dans les pratiques sociales, elle est, dit
Giddens (1984), au sens de Durkheim, plus interne
quexterne leurs activits.


Il y a l une triple distinction entre la structure
(dfinie ci-dessus), concept gnrique, les structures
(ensembles de rgles/ressources impliqus dans
l'articulation d'un systme social donn) et les
proprits structurelles des systmes sociaux (traits
institutionnels des systmes sociaux qui s'tendent
travers l'espace temps). Les principes structurels sont
les proprits structurelles les plus profondment
ancres et les principes d'organisation les plus
engags dans la reproduction des totalits socitales.
Les institutions sont les pratiques organises
rcursivement qui ont la plus grande extension
spatio-temporelle dans ces totalits socitales. Elles


85

sont les traits les plus persistants de la vie sociale ; les
proprits structurelles des systmes sociaux qui leur
donnent solidit dans le temps et dans l'espace.




Conclusion : consquences thoriques


Trois points importants dans leurs implications
thoriques dcoulent de cet expos. Dune part, la
thorie de Giddens est une thorie du social et des
rapports sociaux. Cest parce quelle abolit la
diffrence entre macro-social et micro-social quelle
est particulirement utilisable en sciences de gestion.
Mais son utilisation ainsi, comme le souligne trs
justement Whittington, comporte des risques impor-
tants derreurs. Pour tre pertinente elle ne doit pas
perdre de vue cette contrainte de cohrence interne.


Par ailleurs, le problme fondamental est celui de
faire passer des lments d'une thorie tablie au
niveau macro-social, celui des organisations, donc
au niveau micro-social. Giddens ne lcarte pas, mais
ne donne pas de piste. Cependant la dualit de la
structure pourrait aider fournir une explication la
[justify]
    
 
          
1 4 : 1, 2, 3, 4  

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